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Un constat alarmant


Il est difficile d’imaginer que vers 1850, la surface des marais recouvrait encore près de 250’000 hectares en Suisse, soit l’équivalent d’une fois et demie la surface du canton de Fribourg. 150 ans plus tard, 90 % des marais ont disparu et la majorité de ceux qui restent peuvent être qualifiés de « reliques ». Une échelle de temps qui n’a rien à voir avec celle de leur formation, qui remonte souvent au retrait des glaciers, il y a plus de 10’000 ans.
Qu’a-t-on fait en si peu de temps ? Alors que le monde ne connaît pas encore le pétrole, c’est le bois qui est la source d’énergie principale. Les forêts sont exploitées intensivement et l’exploitation de la tourbe permet un appoint bienvenu. L’extraction du «charbon du pauvre» acquiert une importance économique dans de nombreuses régions de Suisse, dont le canton de Fribourg. Durant la première partie du 19ème siècle, ce sont plus de 2.5 millions de tonnes de tourbe qui sont exploitées et brûlées en Suisse comme source d’énergie, ce qui correspond à une surface de tourbière de près de 10 km2 !
Mais c’est surtout entre les deux guerres mondiales que l’exploitation s’intensifie et qu’intervient le principal recul des marais, qui va de paire avec le drainage systématique des zones humides, censé augmenter les surfaces productives. L’introduction des tuyaux en argile permet alors d’assécher la plupart des petits marais en quelques décennies.
L’extraction de la tourbe, utilisée également comme terreau horticole, s’est terminée à la fin des années 80 dans le canton de Fribourg.

 

logo_le_savais-tu2 D'air pur et d'eau fraîche

Comment survivre d’air pur et d’eau fraîche dans un milieu très pauvre ? Certaines plantes ont trouvé un stratagème pour le moins efficace; piéger des insectes pour combler le manque de substances nutritives du milieu. C’est le cas du rossolis (ou Drosera en latin), une plante des tourbières qui piège de petits insectes grâce à ses feuilles recouvertes de poils gluants. D’autres plantes carnivores peuplent nos marais: savez-vous à quoi ressemble la grassette ou l’utriculaire ?